Au fil de l’eau. Et du sentier Fundy. Acte III

Au fil de l’eau. Et du sentier Fundy. Acte III

Déjà les premiers jours d’Octobre.

Les nuits de sont bien rafraichies et les premières gelées sont apparues. Avec elles les couleurs automnales ont désormais pris leurs quartiers. Lors de notre première incursion dans le parc, nous avions déjà eu la chance de découvrir les berges de la Big Salmon River et nous avions remarqué qu’il y avait pas mal d’érables et de bouleaux en bord d’eau qui à coup sûr offriraient de beaux contrastes une fois l’été indien installé.

Et une belle fenêtre de tir allait se présenter pour le long weekend de Thanksgiving. Trois jours de beau temps, de quoi trouver suffisamment de temps pour faire une dernière rando-photo avant la fermeture annuelle du parc, tout en commençant les travaux d’automne à la maison et en ménageant aussi une bonne journée de cuisine pour faire cuire la dinde de 9kgs.

Départ donc du centre d’interprétation ou une fois la passerelle suspendue franchie, nous nous retrouvons bien vite seuls. Ici comme ailleurs, la plupart des gens, assez peu nombreux à cette période de l’année, ne s’aventurent pas très loin du parking.

Reste que ce sentier fait partie de la catégorie « challenging », et pour une bonne raison. Il est en effet particulièrement escarpé, de rudes montées dans les cailloux et les racines succédant à de rudes descentes. Le sens de l’équilibre est de mise. Les cuisses travaillent fort. Ci et là, les gens du parc ont mis en place des marches en bois pour aider. Au dessus des zones trop escarpées et presque infranchissables, ils ont aussi construit des passerelles bienvenues. De temps à autres, un répit qui donne aussi accès au bord de l’eau et aux plages de galets.

Quelques kilomètres seulement mais plutôt fastidieux à parcourir.

Le retour va s’opérer par le même chemin. Il est déjà 3 heures de l’après-midi et déjà la lumière a changé, plus basse, plus rasante, plus belle aussi. Là où la rivière heurte de petites falaises et dévie à presque 90 degrés pour continuer son chemin, l’eau est plus profonde et ce que je croyais tout d’abord être un tronc flottant à la surface s’avère être un grassouillet castor qui nage tranquillement à la surface.

Quelques mètres plus tard, un autre congénère plus petit opère des plongées et nage sous l’eau. Qui est tellement claire et transparente que l’on peut admirer sans peine ses talents de nageur.

Le retour à notre point de départ se fera bien calmement alors qu’une fois la passerelle suspendue atteinte, nous retrouvons de nouveau du monde. Il est bientôt 16h lorsque nous reprenons la voiture et faisons deux dernières haltes aux points de vue situés sur le chemin du retour, en particulier entre la plage Pangburn et la plage Melvin.

Les vues ont déjà bien changées depuis un mois. Cette journée conclura le troisième et dernier acte de notre découverte du parc alors que nous avons déjà des idées pour l’année prochaine.

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