Au fil de l’eau. Et du sentier Fundy. Acte II

Au fil de l’eau. Et du sentier Fundy. Acte II

Six jours, pas un de plus, se sont écoulés depuis notre première incursion en bord du sentier Fundy.

Et ce samedi bien lumineux et ensoleillé de Septembre est une journée parfaite pour y retourner. Une petite heure de route pour rejoindre le désormais bien connu Saint Martins, en passant par le chemin des écoliers qui longe la mer. Un peu plus long que par la grand route mais l’emprunter dans ce sens offre quelques points de vue à couper le souffle.

Avant de gagner le lieu de départ de la boucle du jour autour de la cascade du ruisseau de Long Beach, nous refaisons une halte près d’un point de vue que nous avions particulièrement aimé la semaine précédente. Les vacanciers se font définitivement rare, une ou deux voitures immatriculées aux Etats-Unis croisée en route. Mais surtout la mer est toute bleue et blanche, tant le vent ce jour attise la houle et nous offre un ciel limpide et une lumière parfaite.

Dans un premier temps, c’est le dos à la mer que nous nous enfonçons dans la forêt par un sentier très pentu qui rejoint une crête. La montée se poursuit encore jusqu’à ce que le sentier nous fasse bientôt basculer sur l’autre versant, toujours par un sentier étroit et escarpé. Les dénivelées par ici ne sont pas très impressionnantes. Toutefois les sentiers sont souvent pentus, en dévers et parfois très escarpés. Bien équipes aussi car il n’est pas rare qu’un câble ait été tiré pour faciliter le passage, ou qu’une passerelle ait été installée dans une zone trop difficile d’accès. Toujours est il que sans croiser âme humaine qui vive, nous entendons bientôt le fracas du torrent se rapprocher et tout doucement gagner en importance. Alors que le sentier nous dépose délicatement tout proches de l’eau battante et bruyante, nous apercevons bientôt la petite cascade qui sera le premier objectif du jour. Assez modeste, on en a vu de bien plus hautes et spectaculaires, mais un petit paradis d’eau et de verdure. La piscine formée à la base est une véritable invitation à la baignade. Si l’eau était moins glaciale…L’eau tourbillonnante est parfaitement translucide et laisse les galets et rochers briller sous l’éclat du soleil. Posés sur un gros rocher tout en rondeur pour offrir à nos postérieurs un confort bien mérité, nous apprécions un pique nique léger et simpliste mais vraiment parfait.

Bientôt nous reprenons notre randonnée en suivant cette fois ci le sentier qui longe le torrent dont le tumulte s’estompe à mesure que les eaux s’élargissent et le courant diminue.
La boucle bientôt se termine en nous ramenant vers notre point de départ après une dernière portion moins agréable où nous longeons la route.

La journée étant loin d’être finie, nous décidons de profiter des quelques heures restantes avant la fermeture à 17h pour gagner Long Beach. La marée est montante et la large plage que nous avions vue de loin la semaine dernière est cette fois toute étroite. Comme toujours ici, les marées sont d’une grande amplitude et peuvent en très peu de temps recouvrir une grande surface.

Un peu plus tard, nous reprenons la voiture et décidons cette fois de nous rendre à la Big Salmon River pour voir ce qu’il en est lorsque la marée est montante. Et nous ne sommes pas déçus ! Le courant de la marée provoque en effet une remontée de l’eau de mer sur plusieurs dizaines de mètres à l’intérieur des terres, recouvrant entièrement une partie du lit de la rivière que nous avions vu à sec la semaine précédente. Un large chemin longe la rivière en direction de la digue de galets qui ferme une partie de l’embouchure. On y voit les vagues s’y fracasser.

La tête toute étourdie par le battement du vent et du soleil, nous reprenons la route pour un dernier coup d’œil au « pot de fleur », un rocher solitaire sur lequel quelques arbres ont élu domicile.

Comment ne pas conclure la journée par un ultime panorama sur les « sea caves » de Saint Martins, toute rougies par le soleil baissant. La petite boutique de l’Octopus Ice Cream sur le quai tout proche nous tend les bras, ainsi que deux beaux cornets artisanaux trempés dans le chocolat fondu et bien remplis de simplement deux boules. Qui à bien y regarder encore paraissent vraiment le double.

video

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *