Cache-cache à Saint Martins

Cache-cache à Saint Martins

On ne présente plus Saint Martins, une de nos destinations préférées, vers laquelle nous nous dirigeons une à deux fois par an, le plus souvent pour faire découvrir les environs à nos visiteurs.

Lobster Roll

Cette fois ci c’est Lise, de retour d’un périple en Nouvelle-Ecosse que nous emmènerons voir les « Caves » de Saint-Martins, d’abord depuis le sentier qui les parcours par le haut, ensuite par le bas lorsque la marée rebaissera, et entre les deux aussi, assis à la terrasse du « Caves Restaurant » ou nous profiterons d’un « Lobster Roll », emblème culinaire s’il en est de la région.

Pour ceux qui parviennent à suivre la chronologie des événements, le dernier jour de beau soleil remontait déjà à deux journées. La veille, le déluge prévu était bien passé par dessus la province, déversant par endroits plus de 100mm d’eau en un peu plus d’une demi-journée.

Restait donc vendredi avant que l’amie du Québec ne reparte et même si le temps n’était pas au plus beau, les lumières changeantes et impermanentes distillées avec parcimonie par un soleil le plus souvent voilé allaient nous offrir quelques instants de plénitude.

L’eau d’abord qui changerait de teintes, du gris au bleu en passant par le vert, scintillante aussi parfois.

La roche rouge sous le soleil, contrastant avec le gris du ciel.

Ci et là, un morceau de ciel bleu, éphémère.

Souvent, une fine bruine.

Et scrutant toujours aussi méthodiquement l’océan, à la recherche d’une baleine qui jamais ne se montrerait. Juste un phoque, qui venait de temps en temps reprendre sa respiration entre deux séances de pêche sous-marine.

Après Saint Martins, en route pour un peu plus loin en direction de Quaco Head et son phare. Un sentier s’enfonce dans la forêt et de temps à autres vient flirter avec les falaises, offrant de jolis panoramas sur les criques. Une nouvelle idée de randonnée pour une prochaine fois car ce sentier semble conduire après quelques kilomètres à une plage.

Reprenant la voiture, nous rentrons en évitant la grande route et longeons tantôt une rivière ou nous apercevons un pêcheur à la mouche, tantôt la mer, nous étonnant de l’isolement de certaines maisons, dont la vue sur la baie est toutefois saisissante. La marée est désormais à son plus bas lorsque nous faisons une dernière pause à Gardner Creek. Après 15 minutes de marche hasardeuse, la mer est à nos pieds Au loin, un autre « Split Rock » s’offre à nous sous une belle lumière qui sublime les contrastes de rouge, de bleu, et du blanc de l’écume des vagues.

Sentez-vous l’odeur intense de la marée, des algues, de l’iode ?

Entendez-vous ce filet d’eau douce qui s’écoule depuis les rochers et tombe quelques mètres plus bas sur d’autres cailloux, produisant le même son qu’une fontaine de village. Personne alentours, juste nous, une voiture qui passe de temps à autres sans s’arrêter, une maison au loin presque à flanc de falaise.

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