J’ai testé pour vous… mon premier Noël ici

J’ai testé pour vous… mon premier Noël ici

Plusieurs fois on m’avait déjà prévenu: une fois la fête d’Halloween passée, le compte à rebours vers Noël démarre. Ce qui nous positionne donc début Novembre, période à laquelle les décorations commencent à fleurir, devant les maisons bien sûr, mais dans les magasins aussi.

C’est ainsi qu’en passant dans certaines rues, l’avant goût des fêtes est rapidement donné. Comptes tenus de la torpeur sombre apportée par Novembre et du crépuscule qui tombe tôt dans l’après-midi, il faut reconnaître que la débauche de lumières clignotantes, scintillantes, à effets, l’alignement ou le foisonnement de bonhommes en tous genres, petits et immenses, et d’animaux appartenant au registre de l’hiver ou du Père Noël nous aident probablement un peu à franchir ce cap de fin d’année où la lumière se fait rare.

Du côté des magasins et du fameux Canadian Tire, sorte de « Castorama – BHV – Darty – Décathlon (rayons pêche, chasse et hockey uniquement) » réunis, paradis des soldes et des rayons de promos et bonnes affaires permanentes, plusieurs linéaires de déco envahissent la zone des ventes saisonnières. Sans parler des dizaines de modèles de sapins artificiels, dont certains sont bluffants par leurs prix autant que par leur ressemblance avec des vrais.

Le temps passe finalement assez vite, d’autant que d’autres raisons qui feront l’objet d’autres récits animeront ou perturberont, c’est selon le point de vue, les derniers jours de Novembre et les premiers de Décembre. Nous voici donc à quelques jours de l’échéance, un peu pris de court pour dire que tout est prêt. La première bonne nouvelle, c’est que notre chère Lise viendra passer les fêtes de Noël avec nous, encaissant 2000 kms de route pour venir tout de même. La seconde bonne nouvelle, c’est que nous maintiendrons la tradition du foie gras maison, nous rendant deux samedi de suite au marché fermier de Fredericton pour acheter un beau foie gras frais à préparer, du magret de canard et les fameuses aiguillettes à accommoder avec une délicieuse sauce au poivre vert.

En plat de résistance pour le 25 Décembre, c’est vers un grossiste en poissons et fruits de mer de la région que nous nous adressons le 23 pour revenir tout fiers, mais un peu inquiets quand même, avec un saumon entier de près de 9 livres, soit environ 4 kgs la bête. La suite nous prouvera d’ailleurs que non, il ne peut pas rentrer dans le four sans opérer une réduction préalable.

Le panorama gastronomique ne serait pas complet sans un tour fait au magasin provincial d’alcool, Alcool NB en français, NB Liquor en anglais, rayon vins effervescents, histoire de nous offrir une bouteille de champagne de France. Je sais, les puristes diront qu’un Champagne est forcément de France, mais sachant qu’on trouve ici des noix de Grenoble venant des Etats-Unis, la prudence est de mise.

Un beau réveillon sous le signe de l’amitié, des bulles, de mets délicieux, puis un matin de Noël avec l’ouverture des cadeaux. Ainsi qu’une session vidéo avec la famille outre-Atlantique pour se voir un peu en ce jour spécial.

La grande nouveauté pour nous, c’est aussi le « Boxing Day » qui se tient le 26 décembre et constitue un jour férié supplémentaire ici.

Le terme « Boxing Day » viendrait du fait que le 26 décembre, en Grande-Bretagne, les domestiques pouvaient ouvrir les présents donnés par leurs maîtres dans des boîtes.

D’autres folkloristes associent plutôt l’origine de l’expression à la distribution aux pauvres par les prêtres du contenu des troncs, des boîtes percées d’une fente où les aumônes et les offrandes étaient déposées dans les églises anglaises.

Devenue officielle au XIXe siècle en Grande-Bretagne, la tradition du « Boxing Day » est présente dans la plupart des pays du Commonwealth

http://archives.radio-canada.ca/art_de_vivre/consommation/clips/2328/

Désormais signal de départ de premier jour des soldes, on s’attendait à un bien autre sens pour le « Boxing Day », avec l’idée d’une certaine frénésie turbulente qui s’emparerait des gens en quête de la bonne affaire. En réalité, tous les magasins ou presque étaient fermés ce jour là. Par un bel après-midi d’hiver glacial mais ensoleillé, nous avons pris le chemin de Rockwood Park pour dépenser les calories plutôt que les dollars, et nous remplir les yeux de la magie de l’hiver lorsqu’il fige les lacs et les rivières.

Noël comme chaque fois passe bien vite. Le moment est intense, en cuisine, en famille, entre amis, ou loin des siens aussi. Il est piquant comme l’air glacial qui balaye la rivière Kenebecassis. Il est réconfortant comme le soleil qui réchauffe le visage et fais oublier un temps la morsure du froid.

2 réflexions sur « J’ai testé pour vous… mon premier Noël ici »

  1. Epoustouflant ce repas de Noël au Canada. Un peu de France , un peu de là bas . Magnifique !!! presque dommage de le manger. Nous avons fait plus sobre dans notre vieux pays.
    Voilà pourquoi nous regrettons encore plus le départ de tant de
    talents.
    Le bonnet de Frédéric est trop top !!!

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