J’ai testé pour vous… du ski à 76m d’altitude

J’ai testé pour vous… du ski à 76m d’altitude

Aujourd’hui, on joue au jeu des sept différences !

Mais d’abord on plante le contexte. Les plus fidèles d’entre-vous se souviennent sans aucun doute de notre première évocation de Poley Mountain où nous nous étions rendus fin octobre le week-end de l’Action de Grâce pour fêter les couleurs de l’Automne. Cette fois ci, rendez-vous est fixé entre Séb et moi pour samedi, on sort les planches car il va faire beau !

Pour moi, ce sera une collection de premières : première de l’année, première avec mes nouvelles chaussures, première en Amérique du Nord, première à Poley Mountain etc.

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Seb est de son côté déjà plus aguerri, chanceux qu’il est d’avoir déjà participé avec le club de ski du lycée à deux sorties nocturnes, les deux premiers mardi de janvier après l’école.

L’altitude modeste et l’ambiance

Radicalement différentes ! On évolue via deux télésièges un peu vieux et pas très véloces entre 76m et 290m d’altitude. C’est donc un peu comme faire du ski au bord de la mer sur une colline qui n’est même pas beaucoup plus élevée que ses consoeurs immédiates. Pas de pics ou de sommets prestigieux, aucune forêt d’altitude dominée par les résineux mais plutôt un mélange entre quelques épinettes et beaucoup de feuillus. L’ambiance est bien blanche car environ 30 cms de neige fraiche sont tombés le week end dernier et le froid intense a permis d’en conserver la légèreté.

Le casque est obligatoire

C’est écrit partout, et en tout premier lieu aux caisses. Et personne ne déroge à la règle, on est au Canada, le pays où tout le monde est gentil et respectueux de l’ordre établi.

La queue est parfaitement organisée

Je dois dire que ce sera probablement ma plus grande surprise du jour. Autant le monde se dilue sur les pistes suffisamment pour qu’on ne se sente jamais à l’étroit, autant la concentration se faisait sentir aux remontées mécaniques. Si la durée d’attente n’excédait guère 5 minutes, l’organisation en place est exemplaire : une file pour les personnes à 4, une file pour les personnes seules, et une file pour les autres. Arrivés en bout de queue, un employé est responsable de préparer le chargement avec deux règles : un siège est toujours plein MAIS on monte toujours avec qui l’on souhaite monter. Et ce petit système fonctionne à merveille : vous êtes deux ? Ok, vous (1 coup d’oeil à gauche), vous (1 coup d’oeil à droite) et vous (c’est à dire nous), vous montez ensemble ! Bref, ça ma fait penser à certaines files d’attente où les gens se doublent, s’écrasent, se poussent, râlent tandis que la dame en charge d’appuyer sur le bouton de redémarrage si la remontée s’arrête beugle sur les gens pour qu’ils avancent et embarquent, peu importe avec qui.

Le prix

Disons le, je l’ai trouvé un peu élevé. La journée complète s’élève à 42.99$ (HT). Reste qu’il est important de préciser deux choses :

  • ce tarif adulte permet de skier depuis l’ouverture à 9h le matin jusqu’à la fermeture à 21h
  • une variante intéressante permet pour 28.99$ de skier 4 heures, le démarrage du forfait partant de l’heure d’achat du forfait

Moralité, il est possible de profiter d’une session de ski sympathique pour une vingtaine d’euros. On est donc plus cher à domaine équivalent. Maintenant on sait que dans les Alpes, les remontées mécaniques sont largement déficitaires et subventionnées par de l’argent public.

Le niveau des skieurs

Alors là, encore une surprise. Je ne m’attendais pas à autant de qualité technique. On voit qu’on est dans un pays où les gens aiment profiter de l’hiver. Et malgré les pistes modestes en pente, longueur et difficulté, ça skie vite et bien. Les clubs de jeunes sont nombreux et çà envoie. Un vrai régal pour les yeux de voir ce beau monde tailler des belles courbes pendant que nous remontions. En passant, on a vu aussi du beau matériel que les plus fins connaisseurs apprécieraient aussi: Stockli, Volkl, Rossignol…

Skier au milieu des arbres

L’altitude modeste on l’a dit, couplée au type de forêt locale font qu’on profite vraiment d’un ski sympa au milieu de la forêt. Pistes larges ou étroites permettent de se sentir en forêt, à tel point qu’on peut même apercevoir un tic et un tac (comprendre deux écureuils) traverser la piste. Un regret toutefois : la neige n’était pas assez abondante pour que l’Acadienne soit ouverte ! Une piste sans piste : juste un bout de bois dans lequel descendre entre les arbres, mais sans piste tracée. On veut essayer !

La variété des pistes

Ce n’est pas le point fort du spot. Pas évident de se faire brûler les cuisses même en forçant un peu car les pistes ne sont pas très longues. Il y a toutefois quelques sections plus pentues et un peu gelées dans lesquelles on peut appuyer un peu plus. Les mordus de bosse passeront. En revanche, au risque d’insister, pour qui aime l’ambiance boisée, c’est parfait. Autre point fort: autant les sièges sont pleins, autant les pistes sont clairsemées car la dilution des skieurs opère très bien. Du coup, on peut foncer et enchaîner les grands virages sans craindre de collisions.

Au final, si vous en doutiez encore, la journée aura été éclatante et toute en plaisir. On espère maintenant une belle chute de poudreuse bien froide pour aller tâter les sous-bois sans craindre de s’embrocher sur une souche !

2 réactions au sujet de « J’ai testé pour vous… du ski à 76m d’altitude »

  1. …Premier prix du reportage …
    Et suprême élégance : les tenues de nos skieurs préférés sont
    assorties aux remontées mécaniques.
    Tous nos souhaits pour le ski sauvage …que la neige tombe
    vite et bien !!

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